Que les choses soient claires : sur About 18 songs or more, ce n’est pas un souci de faire une rubrique en 2011 sur un album de 2010. Il est même possible qu’en 2012, on puisse y lire une critique de disque du mercredi d’un album de 1963 : oui, messieurs dames, 39 ans de retard ça ne nous fait pas peur.

Aujourd’hui, il s’agit pour nous de nous pencher sur le cas de High Violet, l’album de The National paru il y a de cela dix petits mois.
C’est sûr, un groupe de rock américain qui s’appelle The national, ça commence assez mal, et ça sent à plein nez la diatribe républicaine, le cheeseburger froid en sac de papier, le faux fromage et le déficit d’originalité.
Ce n’est pas du tout ça (du moins je dis ça, je ne comprends rien aux textes évidemment), mais c’est encore pire quand on traduit littéralement les titres de la galette.
Terrible amour, Peine, Le Fantôme de quelqu’un, un peu de Foi, Peur de tout le monde…
L’album est nimbé. Les textes psalmodiés. Les échos sont caverneux. Les mélodies sont mélancoliques. Allez savoir pourquoi je suis heureux quand j’écoute High Violet (du moins je dis ça, je ne comprends rien aux textes évidemment, et je n’ai pas cherché à les comprendre au cours de ces paragraphes). Parce qu’on peut être mélancolique et bien faire le travail et qu’à ce jeu là, The National, ce sont vraiment des pros.
Alors je sais, se contenter de dire « j’aime », ça ne va pas très loin comme critique. Mais qu’est-ce que j’y peux moi ?





