
Je lisais quelque part dans un magazine très culturel que l’avantage avec le nouvel album de Lykke Li, c’était d’avoir des refrains entêtants, pétillants et accrocheurs.
Assurément, je confirme, je plussoie, après une écoute de Get Some, je n’ai cessé de brailler gentiment :
I’m your prostitute,
You gonna get some…
Un bon album ne se contentant pas de refrains accrocheurs (et de paroles provocantes), et Wounded Rhymes étant plutôt un bon album, ce dernier dégage de sa pop colorée de rythmes tribaux (il faudra un jour qu’on me dise de quelle tribu se rapproche cette expression), de ses ballades balladeuses, un mariage de la fêlure à l’enjouement, de l’agencement instinctif à la composition maîtrisée. Alors que s’accrochent à ses structures musicales, autant de Björk, de Regina Spektor, de PJ Harvey qu’il faut pour garantir une discothèque agréable, Lykke Li tire un album uni autour de ces influences multiples, des mille facettes de sa tristesse et de son hétérogénéité. Quinze fois plus mature que son très et trop propret album précédent Youth Nouvels (2008).
On se surprend à penser qu’assurément, the sadness is a blessing.
Lykke Li - Wounded Rhymes (Hype Machine Album Exclusive) by LykkeLi




